Afghanistan

Une autre association humanitaire, celle du Dr Sidiquan Afghan, me propulsa au cœur du moyen âge. Gastro entérologue de formation il m’informa de la situation catastrophique dans laquelle se trouvait son pays d’origine : l’Afghanistan.


Après 23 ans de guerre, tout était à refaire. En 2001 le pays sortait juste de l’occupation des Talibans qui avaient ruiné et mis le pays à genoux.

Après avoir déposé un dossier et contacté notre société, je réussis à acheminer sans encombre une tonne 400 de médicaments ainsi que 300 kgs de vêtements chauds d’enfants et quelques jouets à l’aéroport de Kaboul.

Les militaires Francais de l’ISAF chargés du fret à l’aéroport, m’attendaient.

C’est donc dans un vieux car trouvé à Kaboul que nous avons, avec des médecins locaux, récupéré notre précieuse marchandise. Elle prenait là une toute autre valeur car les médicaments sur place sont souvent de mauvaise qualité et d’origine inconnue.

Nous étions logés en plein centre de la ville à l’hôtel Kaboul, en partie démoli, sans eau ni électricité. Dès le premier soir j’eus l’impression de vivre dans un film du moyen âge.
Pour regagner ma chambre je devais, à l’aide de ma frontale, escalader des monceaux de gravats et prendre garde de ne pas tomber dans les nombreux trous béants laissés par les ouvriers Persans.

A l’extérieur, la ville bruyante semblait ne jamais s’assoupir. Après les taxis qui klaxonnaient, les chars prenaient le relais et faisaient vibrer tout le quartier, accompagnés par des meutes de chiens errants.

L’arrivée à l’hôpital Aliabad fut un grand événement. Tout le personnel de direction était présent.

Le ministre de la santé nous reçut ainsi que différents ambassadeurs. La télévision figea cet instant.

 

Depuis que nous allons dans la vallée du Panjhir en Afghanistan la situation des femmes a bien changé.

Il y a seulement 1 an elles ne pouvaient pas sortir le jour, même vêtue d’un tchadri. Aujourd’hui grâce à notre discrétion et à notre compréhension elles sont suivies par des femmes médecins et ravies, elles reviennent régulièrement en consultation.

Le taux de mortalité infantile a fortement chuté car les grossesses sont enfin suivies.

Les filles vont pouvoir étudier et elles seront prochainement dans une belle école, comme les garçons.