Il a fallu 2 ans de préparation pour collecter les fonds nécessaires au financement de la première mission humanitaire d’ASSOHUMA.

Après une mission exploratrice en 2006 sur les îles du fleuve Sénégal avec l’association humanitaire « Terre d’Azur » nous avions le désir d’en organiser une nouvelle en 2007.

Les villages que nous avions sélectionnés étaient : Koubanac, Bandjikarki, Saloulou, Boune et Macouba en Gambie.

Le but de cette mission était d’assurer le suivi de nos actions sur les différents sites, d’y effectuer des soins médicaux et dentaires afin de compléter la formation des agents de santé communautaire et enfin d’animer des séances de prévention et d’éducation dans le domaine de la santé.

Nous voulions également faire rêver les patients en effectuant des tours de magie afin qu’ils oublient un instant leurs difficiles conditions de vie.

Une équipe de 9 personnes a donc débarqué le 15 octobre 2007 en Casamance. Elle était composée de :

  • Dr Gilles MAGROU - Médecin

  • Dr Manuel BAUDET - Médecin

  • Dr Roch BONTPART - Dentiste

  • Mr Jean J. GAUCHET - Infirmier

  • Mr Patrick GAILLEGUE - Organisateur

  • Mr Michel BOULAS - Logisticien et comptable

  • Mme Annick BOULAS - Éducation et hygiène

  • Mme Chris REVELLI - Infirmière

  • Mr Thomas Baudry - Magicien

Des moyens de transport divers : avion, taxi-brousse, pirogues et marche à pied furent nécessaires pour parvenir dans ces lieux isolés.

Dès notre arrivée dans les villages c’est au son des djembés et chants africains que nous sommes accueillis, puis les palabres et les danses suivent…

Dès le lendemain matin toute l’équipe s’active en collaboration étroite avec les villageois, les agents de santé et les traducteurs afin que les consultations puissent commencer.

Les fiches des malades sont prêtes, les médecins et le dentiste aussi.

Parfois c’est avec les moyens du bord qu’a lieu cette installation. Une porte sert de fauteuil, un bidon coupé de crachoir…

La radio locale « Kairaba FM » informe les villages environnants de notre présence et cela entraîne une vague supplémentaire de patients.

Un groupe électrique fourni par le village permet à Roch de faire les soins dentaires. Il est très vite dépassé par le grand nombre de dents à extraire.

Les infirmiers font des lavages d’oreilles. Petits et grands se bousculent afin de mieux entendre. Ils doivent également soigner de nombreuses plaies infectées.

Notre but étant également de faire une formation, nous nous rendons dans les écoles. Un bref sondage nous montre que peu d’enfants ont une brosse à dents. Nous demandons donc aux responsables que l’argent récolté serve à l’achat de brosses, ce qui est fait dès le lendemain.

Au total 700 consultations en médecine générale et 247 en dentaire, 400 kg de médicaments prescrits et laissés dans les hôpitaux et de nombreuses dents extraites ou soignées.

Nous repartons avec le sentiment d’avoir contribué à un peu de mieux-être mais en sachant que nous avons encore beaucoup d’aide à leur apporter.

Notre seul souvenir de tristesse est le décès du petit Tony Mendes, âgé de 7 mois. Il est arrivé complètement déshydraté et après plusieurs tentatives nous avons décidé de l’évacuer sur l’hôpital de Bignonia. Mais 2 jours plus tard, il était trop faible et il n’a pas survécu.

Nos amis sénégalais nous apprennent qu’«Assohuma» signifie dans leur langue «Celui qui soutient» et cela nous convient parfaitement puisque cette association a comme objectif principal d’aider les femmes et les enfants.

À l’époque, nous avions également lancé un appel aux personnes souhaitant s’investir dans cette association humanitaire locale, entièrement bénévole.

Merci à tous les adhérents et les bénévoles qui nous ont permis d’organiser cette mission.